"Dès lors que vous aurez gouté au vol, vous marcherez à jamais sur terre les yeux levée vers le ciel." Léonard de Vinci


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PFA, Camp d'entraînement à Donaueschingen en Allemagne

Entraînement à la précision ... en vol

On organise tout d'abord notre cockpit pour l'épreuve en vol. Une grande vitre est placée devant le cockpit, c'est là-dessus que nous collerons les 8 images à reconnaître, de gros coussins sont placés sur les sièges de manière à avoir une vue plongeante vers le sol, une horloge (radiocontrôlée s'il vout plaît pour la précision!) est placée sur le tableau de bord et la liste des signes possibles est collée vers le plafond car la place commence à se faire rare dans cet étroit cockpit.

On essaie de définir en gros les responsabilités afin d'éviter un travail hectique. Murielle officiera comme pilote et moi-même comme navigateur. Je m'occuperai d'indiquer les caps à adopter ainsi que les différents points de repères avec les temps de survol et j'effectuerai un compte à rebour avant les points de virage. Murielle s'arrangera pour voler dans la direction que je lui aurai définis et survoler les points à l'heure!

Le vol se déroule à 70 noeuds avec les volets sortis à 10° pour baisser un peu le nez et ce n'est pas vraiment une partie de plaisir dans le sens où il faut sans cesse effectuer des glissades d'un côté, de l'autre, voler un peu droit, glisser à gauche puis à droite pour repérer les photos et des signes secrets placées au sol, de quoi rendre quelqu'un malade! Une fois qu'un signe ou une photo sont repérés, il faut les marquer sur la carte à l'aide d'un trou à l'épingle avec une précision de 5 mm. Pas évident sur une carte 1:200'000 si en plus on est paumés dans la pampa! La concentration est intense et que ce soit du côté du pilote ou du navigateur, la tâche n'est pas aisée et la surveillance de l'espace aérien ne doit pas être mise de côté.

Murielle: "On est où précisément, regarde en bas les signes et les photos"

Alain: "Euh ben ... attend ...le tas de fumier là en-bas, la ferme ... euh ... ahh ici, prend 10 degrés à droite pour passer à gauche du village, d'après la carte on devrait y être dans 15 sec ..."

Si on est en avance par rapport au programme, il n'y a pas trente-six milles solutions, on sors les volets et on coupe les gaz, tandis que si on est en retard, on rentre tout et on met plein gaz! Le soulagement est grand lorsque le point final est survolé et à ce moment, nous avons 10 minutes pour aller poser. C'est compté large et il n'y a pas besoin de se presser, on y a va molo car le réservoir de concentration s'est bien vidé et l'énergie n'est pas au pluriel et il faut encore placer tous les débrits dans l'axe de la piste!

A l'issue du vol, il faut effectuer un debriefing avec un commissaire indiquant:

- les signes que nous avons aperçus aux divers points de virages
- les signes que nous avons vu le long du trajet avec leur position précise
- l'emplacement des photos

Le dénouement de l'épreuve est entre les mains des commissaires qui vons analyser les données rendues par les équipes situées au sol le long du parcours. Le résultat final comportera une évaluation complète des épreuves au sol et en vol avec les heures précises de passage sur chacun des points et le total des points de pénalité.

Conclusion

Le samedi en milieu d'après-midi, nous sommes repartis en direction de Gruyère avec notre sac à dos plein d'expériences et l'avion plein à craquer comme à l'aller. Sur les 3 journées, j'ai appris de nombreux éléments concernant la tactique de vol, mais également concernant le travail à 2 ainsi que le partage des responsabilités durant ce genre de vols. Nous avons également échangé les rôles pour chercher la combinaison idéale que nous adopterons durant les championnats suisses au mois de juin. A ce sujet, les inscriptions sont encore possible jusqu'au 24 mai ...

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