En 2002, le GVV Aéro-Gruyère accueillait 13 cadets et une escorte pour l’échange international des cadets de l’air IACE. Traditionnellement, le groupe qui a accueilli l’échange peut envoyer une escorte dans un autre pays pour l’échange de l’année suivante. C’est ainsi que j’ai eu la chance de visiter la Belgique du 22 juillet au 6 août avec trois autres cadets suisses.
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Tuesday 22 July |
Accommodation at The Royal Military
Academy, Briefing, socialising. |
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Wednesday 23 July |
Visit |
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Thursday 24 July |
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Friday 25 July |
Gliding activities at Weelde airfield. |
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Saturday 26 July |
Visit the |
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Sunday 27 July |
Kayaking on the River Lesse. |
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Monday 28 July |
Visit the museum "In Flanders
Fields". |
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Tuesday 29 July |
Combined programme with The
Netherlands. |
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Wednesday 30 July |
Visit f Waterloo. |
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Thursday 31 July |
Visit the 2nd Tactical Wing at
Florennes. |
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Friday 1 August |
Visit the Light Aviation Base at
Bierset. |
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Saturday 2 August |
Private programme with host families. |
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Sunday 3 August |
Private programme with host families. |
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Monday 4 August |
Visit the |
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Tuesday 5 August |
Visit Parliament. |
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Wednesday 6 August |
Departure for |
Cet échange de jeunes pilotes 2003 commence bien. L’armée a mis à disposition un super Puma pour le vol de Dübendorf à Frankfurt, lieu de rendez-vous pour tous les cadets. Le vol est génial, même s’il fait super chaud et que c'est très bruyant. Le mécano ouvre une trappe sous l'hélico pour créer un courant d'air bienvenu. Le vol est assez impressionnant puisque nous volons entre 200 et 1000 m sol. Nous survolons notamment le circuit F1 d’Hockenheim.

Après un inutile détour par la douane allemande, nous retrouvons une trentaine de cadets à l'aéroport de Frankfurt. Chacun rejoint son pays d’accueil. Le vol jusqu'à Bruxelles se fait en Embraer 135. Comme l'avion est presque vide, le décollage est très rapide et le taux de montée impressionnant. Arrivés à Bruxelles, un bus nous amène à l’académie royale de Bruxelles, l'école pour officiers militaires. Les règles sont assez strictes mais j'ai une chambre pour moi. Le bâtiment a coûté une fortune, il y a même une piscine au 3ème sous-sol. Je fais la connaissance des 19 cadets (3 Suisses, 2 Canadiens, 2 Américains, 6 Anglais, 2 Finlandais, 3 Français, 1 Autrichien) et des quatre accompagnants, Ignace un jeune premier sergent-major belge, deux chauffeurs bon vivants de l'armée de l'air, ainsi que l'escorte américaine David.
C'est comme à
l'armée. Notre sergent major frappe à la porte et allume la lumière à 0630. A
0700 c'est le petit déjeuner et à 0730 le départ pour Bruges où un guide nous
attend pour une visite éclair mais très intéressante de la vieille ville.

En fin
d’après-midi, nous nous déplaçons jusqu'à la résidence du Baron Lt Col de Maere
d'Aertrycke pour le repas du soir. C'est champagne, petits fours et saumon,
mais pas trace du baron. Les chauffeurs m'avouent qu'en 8 ans ils ne l'ont
jamais vu. C'est donc le serveur qui reçoit une pile de diplômes d’honneur de
la part de chaque pays. Le vin a donné de la voix à certains cadets américains
pour le retour dans le bus.

Il faut environ 2 heures pour se rendre au château de Chimay où nous sommes reçus par la princesse Elisabeth de Chimay, une vieille dame très sympathique qui nous fait visiter le château. Je ne sais pas exactement quel est son rang dans la noblesse belge, mais elle nous parle de ses nombreux illustres ancêtres avec passion. Un représentant de la ville nous reçoit également. Et c'est parti pour la solennelle remise des certificats de chaque pays. Nos hôtes nous assurent qu’ils seront affichés en bonne place. Je n'y crois pas beaucoup. Par contre nous recevons tous trois bières et un verre de Chimay.

Le prochain rendez-vous est à 16h00 mais il n'y a rien à faire en ville hormis boire une bière dans un pub. Je négocie cependant avec les chauffeurs pour conduire un petit groupe jusqu'à la fabrique de bières où nous assistons à l'embouteillage de la Chimay. Il y a également une fabrique de fromage. Par souci d’hygiène, nous devons nous habiller comme pour entrer dans une salle d’opération.

Le soir, nous mangeons au restaurant de l'aérodrome de Namur. C'est une compagnie d'assurance Aviabel qui invite les cadets. Je suis à la table d'honneur avec 2 anciens généraux et le général en chef de l'armée de l'air.
On part pour le terrain d'aviation de Westmalle sur lequel volent les jeunes cadets de l'air belges. Il faut les voir courir par groupe de 4, tous en combinaison rouge, pour ramener le planeur. Chacun de nous a droit à un vol de 15 minutes à bord de Twin. Tout est plat et ils n'ont pas pour habitude de voler en distance. C’est un peu frustrant pour un vélivole, mais certains cadets n’ont qu’une petite expérience de vol et reviennent très heureux de leur tour de piste. Dans l’après-midi, nous visitons la ville de Tournhout où il n'y a pas grand chose hormis un musée et un béguinage.

Le soir nous avons un barbecue à Weedle avec les cadets de l'air belge. Les pauvres n'ont droit qu'à deux bières pour toute la soirée, heureusement pas les escortes. Je rencontre plusieurs instructeurs et le treuilliste très fier de son nouveau treuil à 4 tambours. Un F-16 se trouve momentanément à côte du treuil, ce qui illustre bien la longue formation de l’un à l’autre.

On ne part pour le musée de l'armée qu'à 9h00, ce qui laisse quelques minutes supplémentaires de sommeil à chacun pour récupérer. Le musée est très intéressant, surtout la partie réservée à l'aviation militaire. Mais comme tout le monde est très fatigué, on a l'impression que des zombies errent dans le musée.
Après une petite sieste, vient l'heure de l'entraînement de foot. Tout le monde participe mais le plus valeureux est l'escorte David qui fait rire tout le monde par ses plongeons téméraires et son style maladroit. Le soir, nous allons à Ghent où a lieu une immense fête avec de nombreux concerts et surtout de très nombreux bars. Plusieurs cadets rentrent dans un triste état et nous attendons une demi-heure sur un des cadets anglais qui s'est perdu. Le trajet du retour dure deux fois plus longtemps que celui de l'aller à cause des bouchons. C'est donc à seulement 2h10 que nous regagnons nos chambres.

Une grande partie de la journée est consacrée à la descente de la rivière Lesse en kayak. Les cadets s'en donnent à coeur joie et se passent au jus de nombreuses fois. C'est rigolo mais je crains les refroidissements demain. Certains claquent littéralement des dents. David et moi fermons la marche et échappons ainsi à la baignade forcée.
Le soir, nous nous retrouvons tous dans un bar sympa de Leuven pour danser. Ce soir, c'est Veronika l'américaine qui s'illustre particulièrement, notamment en testant le french kiss sur un pauvre belge qui passait par là. C'est sans doute l'une de ses premières expériences avec l'alcool.
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Aujourd'hui est prévue la visite de Ypres. Nous visitons d'abord un
musée interactif sur la première guerre mondiale. La partie sur
les maladies et les blessures que subissaient les soldats est terrifiante.
Nous visitons différents sites dont un cratère de bombe, une tranchée
et un cimetière. La ligne de front n'a bougé que de 2 km durant
la guerre. Le repas du soir crée un véritable émoi au sein des
cadets. Il ne s'agit pourtant que de spaghettis à la bolognaise
mais cela change tellement des sandwichs de midi et de l’assiette de crudités que nous sert la
cantine de Bruxelles. Enfin un bon repas chaud. Avant de rentrer,
nous assistons encore à une cérémonie en l'honneur des soldats
disparus. |
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Une longue route de 2h nous attend pour rejoindre les cadets hollandais. Nous visitons un parc d'attractions construit près d'une digue. A côté des jeux pour enfants, il y a une intéressante partie consacrée aux aspects techniques de la digue. Les travaux réalisés pour gérer les marées sont gigantesques, même titanesques. L'après-midi, l'équipe des cadets belges bat 6-1 les cadets hollandais au match de foot. Après un repas pas trop mal à la cantine de l'armée hollandaise, nous partons pour la ville d'Anvers où se déroule également un festival de musique. Selon le programme officiel, nous « socialisons », c'est-à-dire nous buvons des bières. |
| Nous finissons dans un karaoké, où les français et moi massacrons « Alexandrie Alexandra » de Claude François. | |
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La matinée est consacrée à la visite de Waterloo. La journée commence par un exposé passionnant d'un professeur d'histoire de l'académie royale. Certaines paupières se ferment à cause du manque de sommeil. Puis c'est sur place que nous revivons la bataille.
L'après-midi nous retournons à Anvers pour un peu de shopping, puis nous retrouvons notre professeur d'histoire, qui, après la visite très instructive de deux églises, craque pour la visite d'un pub, pour nous faire découvrir la Boeleke, la bière locale. C'est très sympa.

Nous partons tout de suite après le déjeuner pour la base aérienne de Florennes, où se déroule une rencontre d'avions de reconnaissance. Nous avons la chance d'approcher des F-16, F-18, Mirages, Tornado et j'en passe. Ce n'est pas vraiment un meeting, mais chaque avion fait un passage, parfois très bas (une dizaine de mètres seulement) au retour de sa mission, à la plus grande joie de milliers de spotters, des photographes quasi fanatiques armés d'immenses téléobjectifs. Nous visitons également le simulateur du F-16. Bonne nouvelle, les limites géographiques du simulateur s'arrêtent en Suisse. Pas d'invasions belges à craindre. Chacun de nous peut s'asseoir dans un F-16 pour la photo. Nous avons ensuite une présentation du F-16 par un jeune pilote belge, puis celle du mirage 4 par un pilote français.



Un barbecue géant est organisé dans un hangar. Je sauve un groupe de pilotes anglais qui essayaient désespérément d'ouvrir une bouteille de blanc avec une clé de voiture. Heureusement qu’un petit Suisse passait par là avec son couteau.
Aujourd’hui, visite de la base d'aviation légère de Bierset. Après une explication générale de l’organisation de la base, nous visitons les centres de maintenance des Alouettes et des Agustas A109 ainsi que la station météo. Nous avons la chance d'approcher un immense hélicoptère russe stationné sur la base. Nous grimpons dans la tour de contrôle de l'aéroport de Lièges, en face de la base. Il n’y a pas beaucoup de mouvements, mais le capitaine demande à un avion bimoteur de l'armée de faire un passage devant la tour. Un hélicoptère alouette nous fait un petit coucou en faisant le tour de la tour.


Retour à Bruxelles pour préparer nos affaires pour le week-end dans les familles d'accueil. Le rendez-vous est à 45 minutes de Bruxelles, au secrétariat des cadets de l'air. La pauvre secrétaire est un peu dépassée par les événements. Il y a en principe une famille par cadet ... sauf pour l'escorte américaine et moi. Les listes ont été modifiées à la dernière minute. On me présente à une famille, puis à une autre, puis arrivent un père et son fils qui insistent pour me prendre vu que je parle français et qu'ils ne parlent pas trop anglais. Ma famille d’accueil habite dans les faubourgs de Bruxelles. Nous faisons plus ample connaissance autours d’un bon repas. Cela fait du bien de retrouver une ambiance plus familiale après 10 jours, me rappelant étrangement le rythme d’un cours de répétition. Plus tard dans la soirée, nous partons en ville pour voir le spectacle son et lumière sur l'hôtel de ville. C'est le même depuis 20 ans, mais c'est joli.
Réveil à 9h00
pour un petit déjeuner café croissants, en famille. Nous partons pour une
ballade à vélo en forêt. Max éclate un pneu sur le vieux vélo de son père et doit
se faire ramener en voiture. J'apprécie à sa juste valeur le repas après ces
dix jours peu gastronomiques. L’après-midi, je lis quelques BD sur une chaise
longue dans le jardin. Quelques échanges de balles de ping pong avec les garçons
pour m’ouvrir l’appétit pour des grillades. On passe la fin de la soirée
tranquillement sur la terrasse à discuter.

Petit déjeuner sur la terrasse, puis nous partons tous en ville pour la visite du palais royal qui n'est ouvert qu'un mois par an. Nous passons par la cathédrale dans laquelle se sont mariés les membres de la famille royale, puis nous nous promenons en ville. C'est sympa mais trop court. Il faut déjà retourner en caserne. J'ai été super bien reçu et j'espère revoir un jour cette famille si accueillante.

Dur dur de
retrouver le petit déjeuner de la caserne après les croissants chauds du
week-end. On visite à Anvers le musée du diamant et l'hôtel de ville, le tout
en uniforme, par une température de plus de 30 degrés. Puis nous partons pour
la centrale nucléaire de Doel. Les chauffeurs se perdent et nous arrivons avec
30 minutes de retard. La visite est un peu décevante puisqu'on ne voit en fait
pas grand chose hormis une tour de refroidissement et la salle des turbines. On
nous fait surtout la promotion du nucléaire. Retour sur Bruxelles, une douche,
et départ pour le centre ville pour la dernière soirée « socialising ».
Rien de spécial, on écluse quelques bières et on rentre à minuit.

Nous visitons en
détail le parlement belge. C'est très intéressant. Nous rencontrons le
président du parlement. Puis nous effectuons en vitesse la visite du palais
royal que j'avais visité avec la famille dimanche. Nous faisons du shopping,
nous sirotons une dernière bière et nous tuons le temps au café internet. Ce
soir a lieu le farewell diner. Je retrouve les deux anciens généraux de l'armée
de l'air. C'est bon mais il fait une chaleur incroyable et le général tarde à
laisser tomber la veste. Il faut respecter la hiérarchie, même à table. Une
fois les officiels partis, les cadets se ruent sur le bar.


C'est le grand jour et le moment de se quitter. Nous remercions les valeureux chauffeurs qui auront tout de même parcouru plus de 3000 km. Pour le retour sur Bruxelles, nous volons sur un embraer ERJ 145 avec un semblant de 1ere classe. Nous nous posons d'abord sur une base militaire près de Londres pour déposer les cadets anglais. L'autrichien prend une photo d'un avion mais se fait immédiatement remettre à l'ordre par un vigile et doit effacer la photo. Heureusement pour lui qu'il a un numérique. Après notre atterrissage à Bruxelles, nous prenons un bus pour rejoindre la partie civile de l’aéroport. Par contre, on ne descend pas du bus. Comme on est en retard, on attend l’arrivée des autres cadets et on repart dans l’autre sens. Quelle efficacité ! J’ai la chance d’être dans le cockpit du super puma pour le vol de retour. Génial. Dommage que ce soit un vol IFR à 11'000 pieds. Par contre, dès le passage de la frontière suisse, on fait le court trajet jusqu’à Dübendorf à quelques centaines de mètres sol. Le pied. Après un dernier verre, tout le monde regagne son home sweet home fatigué mais visiblement heureux.

