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Infos pratiques


Rassemblement ULM de Blois en Touraine les 30 et 31 août 03

En Suisse l’ULM, (ou l’ECOLIGHT selon le terme consacré), a fait couler beaucoup de salive et beaucoup d’encre mais fêtera bientôt un anniversaire… Y’a pas l’feu au Lac mais quand même = Interdit en 1984, l’année prochaine verra 20 ans d’interdiction d’une mode aéronautique qui sévit et se développe partout ailleurs en Europe. Rien que ça, presque une génération ! Franchement il faut le faire… Oui, je sais chez nous tout est plus compliqué (il faudra un jour que quelqu’un m’explique quoi d’ailleurs) et nous sommes à bout touchant, «allez on va dire presque prêts» à homologuer une petite série de machines… Reste à voir les réelles simplifications que renferment l’organisation «ECOLIGHT» face l’aviation classique… Mais je ne vais pas être pessimiste si près du but, je suis prêt à fêter ces 20 ans aux commandes d’une de ces machines découvertes à Blois au dernier rassemblement. Pari tenu ? En attendant allons voir ces nouveautés…

La canicule s’étiole juste pour nous envoyer le premier front froid de l’été… Samedi 30 à 10h, refuel désert à Genève et c’est parti pour voler sous la pluie… Bonne idée c’était le moment de laver l’avion mais nous aurions préférer tirer tout droit sous un ciel bleu au 310° comme prévu.
A SW la tour de GEA nous demande si ça va passer et on file au raz des barbules tel un… ULM ! Evidemment la vallée du Rhône derrière Bellegarde au 180° n’est pas le cap idéal pour les châteaux de la Loire, mais on fait ce qu’on peut ce matin… Peu après les Monts du Bugey, la Bresse est dans une situation de 8 à 10 kms de visi et nous remontons à 105 Kts et 2’000ft sous cette grisaille vers Macon. Reims-Info nous informe que le nord du Morvan est mauvais alors nous tentons droit sur notre cap en prévoyant un diverting éventuel. Après les monts du maconnais Seine-Info nous assiste fort sympathiquement et nous servons aussi de relais pour un français mal emmanché dans la région d’Auxerre. Pour lui rien ne va plus, et pour nous, rien ne va plus aller bientôt. Après Cluny et Monceau les Mines nous devons «abattre» à l’ouest, mais du coté de Moulins les bosses imposent une altitude respectable qui est très différente de notre altimètre… La visi est de 3 kms environ et notre vitesse réduite pour prévenir toute surprise. Pas de risque à prendre car le coin est mal pavé sur notre droite. Encore quelques minutes prudentes et ça se ferme de partout. Diverting au 200° pour 7 NM et nous clôturons le plan de vol par radio sur la vent arrière de Moulins. Bel aérodrome vide, et taxi direction vieille ville. Sandwich et nous déambulons dans les rues médiévales avant de retourner au terrain.

La tour nous fait cadeau de la taxe d’atterrissage et nous redécollons vers 14h30 pour traverser la fin de la perturbation et sortir au soleil sur Bourges en ligne droite sur un relief dorénavant plat.
Enfin après 4 heures de vol nous arrivons tranquille à Onzain de l’autre coté de la Loire. Bons pour 10 minutes d’attente à 2'000 ft pour cause de démonstrations en vol nous tournons au ralenti sur un ciel de traîne magnifique. Numéro 4 par décision nous intégrons la finale derrière un pendulaire. La radio locale est en service, très brève, sans confirmation, et un batman en seuil de piste tient 2 panneaux verts en l’air. C’est bon pour nous avec un atterrissage porte-avion puis guidage par drapeaux, qui nous permettent de rouler rapidement au « parc-avions ». Ca défile sec avec 2 pistes parallèles et 2 taxiway. Aucune attente pratiquement avec une organisation rodée et silencieuse permettant un décollage toute les 30 secondes en même temps que les atterrissages…Pas civilisés les Ulmistes?

Avion attaché et tente montée au camping, nous prenons nos tickets de repas pour ce soir et demain midi. Nous voilà à pied d’œuvre pour 24 heures de présence sur cette foire de l’ULM et «voir de quoi on cause dans ce domaine dérèglementé de l’aéronautique».
Tournée des stands et découvertes des nouveautés, rencontre avec les copains belges, avec les anglais venus en vol malgré la météo et ballade sur l’immense site de stationnement des visiteurs venus en vol d’un peu partout.

Voici les trois MCR 01 ULM belges qui sont allés à Dakar ce printemps en 10 jours aller et retour (voir l’excellent reportage de la revue Aviation et Pilotes en avril à ce sujet) et tant d’autres qui racontent leurs aventures… Philippe Mesple au détour d’un exposant nous surprend en flagrant délit d’admiration sur le Comet biplan qui fait baver Darcisse.

Comet Comet
Les démos se succèdent et les exposants s’y donnent à plaisir. Il y en a pour tous les goûts mais dans l’ensemble les dernières nouveautés sont impressionnantes par les qualités de finition. Matériaux composite en force, les pays de l’est constructeurs de planeurs font très forts. Certaines machines nous époustouflent par leurs lignes, leur capacités démontrées en vol et leur silence de fonctionnement. Quand le sifflement de l’air lors des passages bas couvrent presque le bruit du Rotax 912 il y a quelque chose de magique.
Impulse Esqual
L’Impulse et l’Esqual donne dans le registre des 300 km/h avec une maniabilité superbe et un approche confirmée à 65 km/h. Un instructeur de l’aéroclub de Dijon, pourtant du genre 1,90m, sort baba de l’Esqual. Ce nouvel appareil est capable de décoller en 50 m et de se mettre en montée immédiate à 1200ft/mn. Mis à part la plage de vitesse c’est le comportement qui impressionne et le sentiment de facilité de pilotage qui ressort avec à peine 100m à l’atterrissage. Sur les machine performante le pas de l’hélice est variable manuellement en contrôlant la pression d’admission. A la mise en palier à 120 km/h il est extraordinaire de voir l’accélération de ces petites machines qui détalent comme des lièvres dans le ciel.
FK-14B Toxo
Par contre les trains rentrants et autres complications mécaniques tendent à régresser même sur ces machines performantes qui veulent garder leur capacités tout terrains. Dans l’ensemble le professionnalisme semble de mise et la qualité des assemblages semblent solides. Les anciennes machines métalliques ou entoilées qui ont fait leurs preuves restent présentent et nous retrouvons avec plaisir le Tétras ou les Zenair. Les copies échelles réduites des avions sont de belles factures et l’envie serait de tout essayer…
Savage Eurofox
Allegro SW P92 Echo Super
Mini Explorer Mini Explorer

Dans les cokpits certains ULM n’ont plus que 2 cadrans à aiguilles le reste n’étant qu’écrans. Les surfaces des fuselages et des ailes sont lisses comme des miroirs. Lorsque qu’il s’agit de voir le dessous d’un appareil un gaillard costaud soulève la machine par… un saumon !
Ainsi défilent les heures de cette messe de l’ULM aux rythmes des explications et des démonstrations. A ce titre les joyeux fous volants sur leurs auto-gyres restent dans le domaine des images irréelles du film Mad-Max.

Dimanche après-midi en repartant dans notre Cessna-Jeep nous sommes fier de montrer que 300 m nous suffisent pour nous arracher pour ne pas avoir l’air trop ridicules. D’ailleurs nous ne sommes pas ridicules, et ce printemps nous étions même largement heureux d’être tractés par notre Rolls-Royce sur la Méditerranée dans une météo pourrie en rentrant de Tunisie… sauf que là-bas nous n’avons vu que 2 autres avions voler qui étaient des… ULM.
Sting Carbon Zephyr

OK, c’est décidé il nous faut un ULM performant pour le loisir tel un spider et un bon avion jeep pour l’Afrique avec une belle capacité d’emport et une aile haute. Vous me suivez ? Non, alors je vous expliquerai… Au fait l’Afrique ça vous dit ? - Printemps 2004 on repart, si vous voulez voler sur des paysages dantesques sur l’eau et sur le désert annoncez-vous sur mon mail: ddsa@dubreuil.ch
Aujourd’hui dimanche le ciel est parsemé de Cumulus dès 5’000ft et nous décidons de passer au dessus pour rentrer au calme… sauf qu’atteignant le FL105 en plein ciel clair nous subissons un beau givrage histoire de rappeler que les conditions climatiques ont changé.

D&D (Didier et Darcisse)
Si jamais les ULM attendus cette année en Suisse avaient par hasard un peu de retard, l’année prochaine je guiderai volontiers les intéressés au Salon de Blois qui se tient toujours le dernier week-end d’août. Les avions lourds peuvent atterrir à Blois le Breuil (LFOQ) et une navette fait le trajet.

Salut Pilotes, bons vols cet automne et n’oubliez pas comme moi de dégivrer…

A bientôt.

Didier Dubreuil

Société d'aviation de la Gruyère S.A. CH-1663 Epagny Tél:++41.(0)26.921.00.40 / Fax:++41.(0)26.921.00.44
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